BONNE JOURNÉE LES MORUES !!!!!!

8 mars 2010

J’ai la trouillasse, en ce moment. Je me pisse dessus chaque fois qu’on m’invite à dîner. J’ai peur parce que c’est le Carême et que y a des grosses malines qui vont en profiter pour faire des horreurs à dîner le vendredi soir, genre je respecte le protocole, les vendredis de Carême c’est poisson et compagnie, je ne me vois pas faire une blanquette un vendredi soir, ça ne se fait absolument pas, Grand-Maman se retournerait dans sa tombe, j’en passe et des meilleurs…

Ya surtout celles qui vont vouloir se faire mousser avec des recettes à la con, voir au thon, et me faire dégobiller mes tripes des nuits entières. Alors maintenant, quand on sort le vendredi soir, j’ai peur. Chéri dit « ah ! non ! ça va pas recommencer la phobie des arrêtes !! ». C’est pas la phobie des arrêtes que j’ai … c’est la hantise de retrouver dans mon assiette ces petits flans tremblants, froids et humides, au goût de Mytosil, décoré avec des crottes de nez noires qui explosent dans la bouche en répandant un jus épouvantable de poisson pourri. Je ne veux pas mourir si jeune, merde quoi. En plus la portion individuelle me laisse une impression de solitude et de désarroi total et l’odeur du crabe me pique les yeux. Et puis après, rapport à l’haleine d’ours brun que ça te donne, ya plus d’échange possible avec ton voisin. Bref, l’entrée au poisson n’est pas du tout altruiste et vois-tu ça me dérange.

Donc juste un petit post pour dire à tout le monde que franchement je m’en fous, un bon sandwich Saucisson/cornichons ne me vexera pas mais PAR PITIÉ ne sortez pas vos moules Flexaplat pour l’occasion, je ne suis pas un cobaye. Je ne veux plus entendre « J’espère que ce sera bon, c’est un essai », prononcé avec un peu de modestie, parce que non, c’est à gerber. Vous avez payé tellement cher vos petits moules en plastoque que vous avez, en toute innocence, intégré de fausses idées et développé de faux raisonnements comme « à 80 euros le moule, tout ce qu’on mélange dedans sera bon ». Faux. Comme le dit très justement une de mes amies : « Flexaplat a fait énormément de mal à la cuisine française » et c’est malheureusement vrai. Particulièrement le vendredi soir.

Donc à genoux je vous le demande : pas de saloperies qui sentent la marée le vendredi soir pour moi. Pitié, j’ai pas mérité ça. C’est quand même la journée de la morue.

* en plus avec ma copine Orely(http://www.aureliedelapontais.com/blog) on attaque des plans drague de vampires en ce moment et je ne voudrais pour rien au monde qu’Eduard (Twilight) vienne me surprendre à minuit en train de vomir de la truite, un peu d’orgueil quoi…

Je bosse chez Puduk !

5 mars 2010

Ça y est les gars ! J’ai trouvé un bon gros boulot de merde ! Whououou !
Et pourtant j’en ai fait des boulots de merde dans ma vie, entre garder les chiards infernaux au bac à sable des aprèm’s entières, vendre des limes à ongle, couper des grappes de raisin ou encore maquetter des couvertures de Barbara Cartland, je pensais que j’avais fait le tour, que j’avais un peu mûri et passé l’âge…

Il y a peu de temps je me suis dit : je vais me trouver un petit mi-temps dans une petite boutique branchée, je chantonnerai des chansons au milieu des nouvelles collections, je serai un peu dans le vent, ce sera cool, j’oublierai mes soucis dans le cuir et la soie, ce sera très certainement sympa et détendant, ce sera une nouvelle expérience. Et quand j’ai demandé à mes copines ce qu’elles en pensaient elles ont toutes dit (les salopes quand j’y pense) : « Ah ! ouais, c’est pas con, tu gagnes trois ronds en trois aprèm’s et tu te détends. Va déposer un CV chez Puduk, la boutique vient d’ouvrir et ils font des trucs mor-tels… ». En quelques jours l’affaire était pliée, je passais un entretien pour raconter ma life, mon envie de me surpasser dans la vente, de faire péter les objectifs, de m’éclater dans la mode, je m’inventais une enfance dans la réserve de mes parents, les devoirs du soir sous les portants, les samedis à la caisse, Papa qui balayait le trottoir et la Mère qui tard le soir faisait les comptes… le tout arrosé de phrases toutes faites pompées sur des sites de mode : « le cuir sera cet été ce que la fourrure fut à l’hiver… »"le kaki dans toutes ses nuances s’annonce comme la it couleur de l’été »

Attention ! Quand on est vendeuse dans un magasin on ne dit pas « je suis vendeuse ». Non. On arrondit les angles. On préfère raconter que « l’on bosse chez Puduk » ou encore « qu’on aide une copine qui tient Puduk », on essaye de trouver des formules qui laissent penser qu’on touche à tout, qu’on bosse sur le terrain, qu’on roule sa bosse dans le haut-de-gamme, parce que nous, le luxe abordable on en raffole… Donc depuis trois semaines je « bosse en boutique » et c’est terrible.

Moi qui pensait rigoler avec de la copine, faire des batailles d’antivols avec les collègues et prendre des cafés sur le trottoir en attendant les clientes…. Que dalle. Il faut rester debout tout le temps dans le magasin et « créer un dynamisme ». Explication : bouger sans arrêt, déboutonner reboutonner des chemises à 190 euros, plier, déplier, replier, faire comme si on était débordée alors que ça fait trois heures qu’on glande, lancer un « Bonjour Madame ! « , se faire envoyer chier par de la blonde à qui on jure que le corail lui donne un teint divin (en fait c’est carnaval), assurer aux culs larges qu’elles ont la chance d’avoir une chute de reins sublimes (je sais ça devient sordide), dire que c’est normal de ne pas arriver à fermer une veste parce qu’elle se porte ouverte (en fait on n’a plus la T42) et surtout répéter à toutes les grandes duduches qu’elles ont une taille mannequin comme on n’en voit pas passer tous les jours ; la duduche rougit, on abat la dernière carte en lui demandant si par hasard elle faisait pas des défilés…? : au Royaume des Connes on brille vite. On a peur de rien, on ose tout, tout pourvu qu’elle claque de la tune, qu’elle crache de la maille et qu’on atteigne les objectifs de la journée, quitte à ce que tout le monde se foute de sa gueule cet été quand elle apparaîtra en marinière (le it de la saison) dans son pantalon carrot en synthétique (pas besoin de le repasser !!), comme les ploucs sur le port de Saint Trop (manque plus que la casquette brodée « Le Capitaine »). Et puis quand on a fini de raconter n’importe quoi à n’importe qui, ce qui est éreintant et quand on est rinçée d’avoir débité trois mille phrases sur la météo « et ben le voilà le soleil ! »ou « On en a marre de l’hiver hein !? Pff… je disais à ma collègue pas plus tard qu’hier « Isn’it Cynthia que cette année, rapport au froid et à la neige qu’on a eus, on trouve ça vraiment long, long, long… » et d’enchainer « Très sympa cette combi-short, elle est faite pour vous ! », on passe au cours de mathématiques. Déjà qu’en CE2 j’étais larguée, c’est dire comme je suis pétrifiée quand il s’agit de faire des calculs, d’additionner des chiffres, de diviser le nombre de gens qui sont rentrés par le nombre de clients qui ont raqué, multiplier par cent (paraît que faut pousser la virgule, mais je ne sais jamais dans quel sens), et tout ça s’appelle TT, IDV et d’autres termes barbares dont le résultat me parle autant que la recette du chou farci.

La mode je m’en cogne, les fringues je m’en tape, les chiffres c’est abstrait et les ordres je m’en balance. J’exaspère ma « Responsable » qui me parle comme si j’avais trois ans et demi « Il faut absolument fidéliser Madame Bulaud dont le pouvoir d’achat est énoooooooorme ». Elle me déteste, elle sent qu’elle s’est plantée dans son recrutement, elle dit « Astrid, il faut travailler tes silhouettes et ça, je ne PEUX pas le faire pour toi… c’est un travail per-son-nel… », j’ai l’impression de bosser avec Super Nanny. Elle s’imagine que je suis débile et c’est délicieux… Je lui dis que je l’admire elle répond modestement « dix ans dans le prêt à porter féminin ça ne s’invente pas… », elle se pâme pour des horreurs « Regarde-moi ce sarouel nude en soie qu’on a reçu ce matin : il est pas MA-GNI-FIQUE ? ». Je joue les demeurées, je louche et je répète « il est ma-gni-fique ». En réalité on pourrait y foutre de la Pampers XXL et 800 g de crottes de Berger des Flandres, mais on dira plus tard qu’il s’inscrit parfaitement dans la tendance « baroud-jungle » de cet été »… C’est usant de bosser chez Puduk, mais à 8 euros de l’heure on va pas jouer les difficiles… Merde quoi.

La suite demain car c’est samedi et y a moyen de rigoler… Pas un mot sur ce post sinon je suis virée.

 

Petites annonces :

J’ai une amie qui a la chance inouïe, je pèse mes mots, de partir vivre à … Belfort ! Vous ne savez pas où c’est ? Nous non plus…
Mais au cas où vous connaitriez un peu de monde je lance un appel.
Tout pareil pour une autre qui part à… Tassin et qui cherche une barraque dans ce bled !

Tant de villes aux noms magiques… merci de les aider car elles vont se suicider à la galette-saucisse et c’est très douloureux.

J’ai passé le cap.

3 janvier 2010

J’ai passé le cap. Je me suis rapprochée du Peuple. Je lance gaiement des « Bonne Année Claudine ! », je me permets des « tu manges quoi ce midi ? », j’ose des « Bonne continuation à toi et à tes puces ». J’adore.

J’ai dépassé les « tu ne vas quand même pas faire ça ! », j’ai bravé l’interdit : 2010 l’année du vice et que ça saute bande de saucisses !
Je prends des airs, je mâche mon chewing-gum la bouche ouverte, je secoue la main en criant « Bonjour le froid ! », je roule du cul, j’ai l’impression de m’appeler Cheyenne, j’ai hâte de porter des plumes pendantes et des blousons à frange. Je me paye deux petites prothèses en faux diams que je désinfecte matin et soir, j’ai enfin l’air d’une concierge. Je jubile.

À la maison Chéri m’appelle Sandra, je le traite de bourge. Je fais des bulles avec mon malabar et des chorégraphies en épluchant mes patates, j’ai des ailes. J’ai les oreilles perçées, je suis passée de l’autre côté.

Alors, la Bonne Année à tous. Que cette nouvelle année vous apporte tout ce dont vous avez toujours rêvé : des kilos en moins, du fric en plus, de l’espoir et Keenu Reves dans ta baignoire.

Et pour finir cette phrase magnifique de notre ami Spider Man « Vole, file ! Emporte-moi ! »

Vert autoritaire

24 novembre 2009

Parfois j’ai mauvaise conscience… et dans conscience il y a science…

Je me dis « l’ours blanc agonise, les pingouins ont soif et la planète suffoque. On ne peut plus continuer à consommer ainsi, à faire n’importe quoi avec l’eau et l’électricité, il va falloir changer nos habitudes, et ra-di-ca-le-ment ». Alors dans ces moments, de plus en plus fréquents, je me transforme en véritable dictateur. Staline is back.

Je me mets d’abord à flâner dans les magasins Bio et j’achète une foule de trucs très improbables, qui malheureusement ne me serviront jamais à rien. Parce que dans ces moments là je prends un tas de bonnes résolutions du genre « je vais de ce pas faire mon pain moi-même à la farine d’épeautre et j’ajouterai même une douce saveur de jasmin issu du commerce équitable ». Finies les conneries fabriquées par les enfants de trois ans dans les bidonvilles de Sandukaï. Et je vous jure que ma motivation est à la hauteur de mes espérances. Je remplis mes placards de produits rares, dont le packaging ne donne pas forcément envie, que je sors dans les grandes occasions en clamant « comment tu ne connais pas le sucre naparouna !!! c’est excellent pour la santé, c’est antioxcydant ma chérie (et pas anti-occident pauvre blonde) et en plus tu verras comme c’est bon !! Régalons-nous together dans un monde meilleur ! ». Dans ces moments je mens, parce que y a pas de raison que je sois seule devant mon plat de quinoa, et que tout le monde désormais est censé participer à mon projet universel qui part d’un bon sentiment. J’arrive à l’école avec des biscuits bio et si mes enfants émettent la moindre protestation je vocifère « Nan mais Oh ! Tu crois quoi Minus ??? Tu sais ce que c’est à recycler ta brioche à l’huile hydrogénée dans son emballage individuel, HEIN ? Monsieur possède un doctorat en recyclage peut-être ? » Et dès que je rentre je me remets à gueuler : « Et l’eau Bordel de Merde !!!!!!!!!!!!! » (j’écrirai beaucoup Bordel de Merde dans ce post pour que tout le monde me dise à la prochaine réunion de famille : « quel dommage que tu sois aussi familière ma chérie, est-ce vraiment nécessaire ???? »). Donc je hurle « Et l’eau Bordel de Merde !!??? L’ours blanc a bientôt pied et tout le monde s’en fout à ce que je vois!!!! » , j’éteins tous les robinets en soufflant et je pars à pied faire mes courses, histoire de respecter l’environnement tout en favorisant la circulation sanguine afin d’éviter les hémorroïdes (Ouah ! Les gars ! Je viens de taper ce mot dans Google afin d’en vérifier l’orthographe et là j’ai pas été déçue parce qu’il y avait des photos, comme quoi je découvre grâce à ce blog des univers parallèles et beaucoup d’incompris. -une pensée émue pour ceux qui ont dû prendre la pose, et tout mon respect)-). Mais revenons à nos manchots. Je suis donc tyrannique l’espace d’un temps, je suis même capable de voter vert ce qui révolte Papa, porté volontaire en 68 pour tirer sur les manifestants. Passée cette phase totalement excessive, je constate avec amertume que mon tas de linge sale a triplé de volume (car j’ai voulu économisé de l’eau), je constate que le pain complet fait péter et que j’ai des courbatures à force de braver le trottoir. Je constate que je suis fatiguée et que je donnerai un bras pour troquer mon chocolat Bio à 95% contre mon poids en Snickers.

J’ai alors un diable qui se pose sur mon épaule, armé de son trident. Il se penche et me murmure « Hé ! Ma grosse… t’en as pas marre de tout ce cinoche ? Tu crois que tu vas sauver la planète en coupant l’eau de ta douche pendant que tu te laves les cheveux et en bannissant ta confortable twingo ? » Je lui réponds « casse-toi Satan, ces gestes ne sont rien, mais répétés un million de fois ils comptent beaucoup !  » Le diable se tord de rire. « Ah ouais ? Tu trouves pas que le réchauffement climatique a du bon ? Regarde : tu chauffes pas beaucoup pour un mois de novembre : d’être au-dessus des normales saisonnières c’est cool non ? Ton sèche-linge tu peux le faire marcher un peu plus tu sais. Un bon gros bain c’est plus relaxant qu’une douche tiédasse… ». Je cède… Je me remets à consommer des produits farcis à la gélatine de porc, de la volaille de batterie bourrée d’hormones, je me remets à considérer la fraise tagada comme le cinquième fruit du jour. Je faiblis… Le diable est content, il s’apprête à partir. Mais avant il shoote dans mon lobe d’oreille « juste un truc : fais-toi percer une bonne fois pour toutes ces oreilles et mets-moi de côté tous ces préjugés à la con… ».

Quand j’aurais les oreilles perçées je serais définitivement possédée… Bordel de merde.

I have a dream…

9 novembre 2009

J’ai dix-sept ans, voir dix-huit. Je suis belle, je n’ai pas de rides, je n’ai pas de pattes d’oie, je ne pense jamais à me faire refaire les seins, je n’ai pas de décision à prendre concernant quelques cheveux blancs. J’ai dix-huit ans et j’ai rendez-vous avec mon mec, on sort depuis un mois et deux jours ensemble, c’est ouf. Il a vingt-deux ans, autant vous dire que je suis fière comme Artaban d’avoir levé un vieux comme ça. Et ouais les filles ! Mon mec aura même vingt-trois ans dans trois mois !! On s’aime à la folie, je l’appelle en cachette le soir en tirant le fixe des parents sous mon lit. Il est hyper beau avec ses cheveux noirs mi-longs et son regard sombre, il embrasse comme un dieu. Moi aussi je suis pas si mal, l’insouciance me préserve de tout, on me répète pourtant qu’il faut que j’ai mon bac que je ne peux pas me permettre un quatrième redoublement et je m’en fous. Je me fous de tout, j’emmerde tout le monde. On va tous les deux en riant à cette soirée au Pavillon d’Armenonville et on danse en s’embrassant. Le champagne coule à flot, les gens sont beaux, nos potes sont réunis, Aretha Franlin hurle « Think ! Think ! Tulutututulu ! You’d better think ! Think ! Think ! ». La vie est tellement belle, je suis tellement heureuse. J’ai deux disserts de philo à rendre lundi, trois ans d’histoire-géo à rattraper demain et huit heures de colle mercredi, mais je m’en fous royalement. J’ai la nuit pour moi. La vie devant moi. Je suis trop heureuse !

TIIIIIIINTTTTTTTTTTTTTTTTT TTTIIIINNNNNTTTTTTTTTTTTTTT. TTTTTTTIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNTTTTTTTTTTTTTT.

Un bruit résonne brutalement, étourdie par le champagne je sursaute, c’est insupportable. J’entrouvre les yeux en reniflant. Mais que se passe-t-il ? La vie me répond Lève-toi gros cul, on est lundi matin, il est sept heures, il fait deux degrés dehors, tu as trois chiards qu’il faut lever, habiller, moucher, tu as la peau des paupières qui te dégouline sur les yeux et le ménage c’est pas en option. Et tu sais quoi ? Tu peux aussi multiplier ton âge par deux, ça t’apprendra. Et puis j’oubliais : t’habites en Bretagne… »

I still have a dream…

 

(et oui les gars… j’ai connu la vie sans portable… oui oui, j’ai connu des longs dimanches cloitrée dans ma chambre à attendre que le fixe familial sonne et à vérifier toutes les cinq minutes si il ne déconnait pas, quelque part je suis contente : moi aussi j’ai un peu vécu la guerre…)

À propos des bananes…

12 octobre 2009

Mes chères sœurs, je crains que vous n’ayez pris les paroles de Jésus au premier degré et j’en vois un paquet qui se font chier pour rien, je me vois donc dans l’obligation d’écrire ce post. Et je peux vous dire que ça ne me fait pas plaisir vu qu’au même moment y a « Maman cherche l’amour » à la télé. Mais là, je m’insurge et je suis prête à rater comment Bernard a réussi à rouler une galoche à Solange autour d’une choucroute alsacienne. À vous voir courir le lundi soir chez le pédopsychiatre ou vous pourrir l’afternoon chez l’orthodontiste (je viens de m’apercevoir que ça s’écrit comme ça…) on dirait que vous cherchez à gagner une petite place au Paradis. Bande de coquines, si vous pensez que ça va se mesurer aux nombres d’heures passées à essayer de rendre vos enfants parfaits je pense que vous vous méprenez. Je dis stop ! « Heureux les pauvres en esprit le Royaume des Cieux est à eux » ce n’était pas pour vous. Je sais bien qu’il y a une foule de métiers qui exploitent la connerie humaine mais ce n’est pas en faisant les dindes dans toutes les salles d’attente que vous irez directement dans le clan des meilleurs. En tout cas la première arrivée pistonne la suivante, faudra se tenir les coudes à ce moment là, mais on n’y est pas.

On s’est bien foutu de la gueule des nazis mais franchement on n’est pas très loin de leur idéologie car la quête de l’enfant parfait a commencé. Votre enfant crie la nuit ? A peur des algues ou parle seul ? Tapez 1, il a besoin d’un psy. Votre enfant manque de concentration, déchire les livres de ses voisins et vomi tous les légumes verts par le nez, tapez 2 c’est un bilan pédopsychiatrique qu’il lui faut. Votre enfant dort la bouche ouverte et s’endort à l’école ? Tapez 3, votre enfant mérite d’être défiguré à l’aide d’un appareil dentaire, ne cherchez pas le rapport. Votre enfant a du mal à lire, butte sur certaines consonnes et ralentit le rythme de la classe ? Tapez 4, il est temps d’aller consulter un orthophoniste. Et si il marche de travers, vous n’oublierez pas le podologue. J’apprends qu’il existe même des gens qui ont le culot de faire du « coaching scolaire » on aura vraiment tout vu.

Halte là, camarades !! Je crois que nous perdons notre temps et je crois que ce n’est pas normal de voir autant d’enfants remplir les salles d’attente des professionnels divers et variés. Je pense sincèrement qu’il est temps de dire Merde à ceux qui le méritent. Parce que je vais vous dire un truc : c’est normal de vomir les légumes verts parce que les légumes verts c’est immonde, c’est normal de refuser de dire bonjour parce que lécher le museau de toutes les grandes personnes c’est souvent ignoble c’est normal d’avoir peur du noir alors que les parents se la coulent douce dans un double pieu, c’est normal d’avoir les dents de travers, c’est normal de dessiner des têtes de mort, c’est normal d’hurler devant Oui-Oui parce que Oui-Oui n’est pas supportable, jusque là tout est normal mais on voudrait que nos enfants le soient un peu plus. On voudrait des enfants parfaits, on voudrait tout corriger et la société vous file rapidement mauvaise conscience à ce sujet-là. C’est lamentable.

Et maintenant pour détendre l’atmosphère une question.
Une vraie question qui mérite d’être posée, une question qui ouvre les débats, une question qu’il faut mûrir :
“Quelle est la planète où l’on trouve le plus de bananes ?”

Petites activités…

5 octobre 2009

Alors les filles ? Ça y est ? Le programme est bouclé ? Vous avez déjà répondu OUI cent trente trois fois à la question « ta rentrée s’est bien passée ? », vous avez enchainé vingt-deux réunions hyper importantes sur le programme de CE2 (révolutionnaire) ou sur la préparation de la semaine verte dans les gorges du Bouchou, et à la troisième fois vous vous êtes même engueulées avec vos maris qui ont hurlé « putain c’est quoi encore cette réunion à 19h00?? » quand vous leur avez demandé d’être là plus tôt, vous avez acheté vos petites bouteilles de gel hydroamiotique pour vous préserver de la grippe A et lu comment le vaccin de cette même grippe est un énorme complot américain qui vise à supprimer l’humanité (comme dans Goldorak) ? Et surtout : ça y est ? Vos mercredis sont bien pourris par un planning d’activités inutiles ? Hein ?

Parce que moi ça y est. Je suis tombée dans tous les panneaux. J’ai dit Ouais, ouais ma rentrée s’est bien passée, je suis hyper contente, ça va faire cinq ans que je m’épanouis dans cette ville et c’est vraiment super et les enfants aussi ils sont réjouis, super les maitresses, t’as Madame Jaqueline ? Tu verras elle est extra, elle les structure (à placer absolument dans la conversation). J’ai acheté du gel que nous n’avons encore jamais utilisé et j’ai dit ce vaccin contient de l’aluminium et du mercure de sodium on ne connaît pas les effets secondaires qui peuvent être une poussée soudaine et incontrôlée des poils du cul pendant près d’un siècle ou même une haleine de berger des Pyrénées À VIE. En ce qui concerne les activités des enfants j’attaque le tennis pour le cadet après avoir abandonné le basket (super beauf) et le judo (super chiant). Pour l’ainé nous franchissons un cap : l’équitation. Parce que là, si vous voulez VRAIMENT bouffer du pain noir y a pas mieux. De la boue jusqu’au cou, une odeur de crottin persistante et surtout des hurlements dans une langue jusque-là ignorée et qui donne à peu près ça (volume 14) « Où c’est qu’il est le licole à Caramel et qui c’est qui m’a foutu Pépette dans le manège vu que c’est Bibiche qui fait la reprise ???? ». Pétrifiée d’abord par l’ambiance vous avez baissé les yeux genre c’est pas moi qu’a foutu Caramel dans le licole et pour fayotter un peu vous caressez le museau du bourrin qui se tient à droite de vous, l’animal bouge son énorme tête dans tous les sens et on se prend une décharge d’adrénaline à chaque fois, mais on fait style quel bel animal ! Quelle magnifique crinière ! Et surtout on ne montre pas sa peur : l’animal la sent, fais gaffe Maman il met ses oreilles en arrière (le cheval renifle avec ses tympans), il va t’arracher les cheveux avec ses énormes dents ou te péter la mâchoire avec un coup de sabot donne-lui immédiatement un sucre, on a dit la main à plat on dirait que tu cherches à perdre tes doigts… Pendant ce temps douze enfants font le tour du manège au pas, surtout des filles, et toutes les mères attendent les pieds dans la paille mouillée et les mains gelées, les calories s’envolent (on se console comme on peut). Vous avez poussé un cri quand le double poney de l’ainé (une vraie saloperie qui bouffe des carottes en produisant de la mousse orange qui coule partout) a fait un bond sur le côté, vous vous êtes bouché le nez quand Bibiche a largué cinq kilogrammes de crottin quasiment dans la truffe de son copain, bref l’équitation c’est comme la Bretagne, ça vous gagne.

Bon lundi la compagnie. Ici il fait un temps de ouf : vent plein ouest et crachin poétique, c’est magnifique…

 

L’arrivée en Espagne

21 juin 2009

La traversée des Pyrénées fut longue et laborieuse. Il faisait chaud, on sentait parfois la tension monter entre nos deux aventurières. Elles avaient commencé à se confier l’une à l’autre, Amelia s’était trouvée LA confidente de ses rêves, un tas de points en commun avaient animé leur conversation, elles avaient taillé des shorts à tout le monde. Amelia avait parlé de ses enfants ingrats et méchants avec elle, Alyette de ses filles dont le principal problème était la bêtise, une tard héritée des Kermouette, tu comprends, expliquait-elle, mes belle-sœurs ont toutes ce problème : ce sont des dindes finies. Mais quand Amelia avait dit « finalement qu’est-ce qu’on se ressemble », Alyette que la faim tiraillait et dont l’humeur se dégradait, avait répondu « euh… non… tu rêves de me ressembler, en bonne bourgeoise que tu es, mais en ce qui me concerne ce n’est absolument pas réciproque ». Elle l’avait mouchée et ça faisait bien cent bornes qu’elles n’échangeaient plus une parole. Amelia vexée, avait failli la virer de sa voiture mais elle était contente de ne plus conduire et au final ça l’arrangeait de ne pas arriver seule chez Raoul Grochin. Elle ne savait pas comment il vivait et ses vagues explications sur sa communauté naturiste l’angoissaient au fur et à mesure qu’elle s’en approchait.

Raoul savourait quelques champignons hallucinogènes, tandis que Suzanne discutait de l’énergie nucléaire avec Willy. La nuit était chaude et belle, Cloclo regardait le ciel et cherchait la grande Ours. Soudain un bruit de voiture vint perturber leur soirée. Raoul se leva, il avait l’allure d’un prêtre maya avec son bonnet péruvien et son poncho multicolore, offert par un prêtre inca qui jouait de la flûte de pan sur le marché de Madrid. Willy que seul un étui pénien en peau de chèvre couvrait, murmura « voilà les copines » et Suzanne continua de fumer son pétard, feignant de n’avoir rien vu. Alyette coupa le moteur, Amelia sortit de la voiture. Elles ne voyaient pas grand chose, il n’y avait quasiment pas de lumière. Raoul ayant absorbé trop de champignons vit deux sublimes créatures un peu suédoises s’avancer vers lui, il courut, tomba une première fois en se prenant les pieds dans son poncho, se releva en riant et se jeta dans les bras d’Alyette en hurlant « tu es encore plus belle que dans mes souvenirs ». Alyette dit « Oh oh ! Mon brave, je crois qu’il y a une erreur », et il entendit alors Amélia qui, d’une petite voix dit en levant le doigt « coucou Raoul me voilà ! ». Raoul siffla d’admiration et l’étreignit avec passion, Amelia fermait les yeux et savourait cette instant, elle pensa à la chanson Un été de porcelaine. Willy s’était approché d’Alyette et avec un large sourire lui avait tendu une main en se présentant. Alyette sursauta et poussa un « Han ! » d’effroi en découvrant l’allure de l’américain.

Raoul se détacha d’Amelia et invita tout le monde à s’assoir autour du feu, il cria en tapant des mains « et que l’on sorte le Jus de Bienvenu !! ». Deux jeunes gens qui faisaient de la balançoire, nus comme des vers, quittèrent alors leur amusement pour s’élançer vers une bicoque, d’où ils sortirent en courant quelques instants plus tard. Le jeune homme portait les bouteilles et la jeune femme le suivait en faisant des pas de danse, virevoltant sur elle-même. « Ces deux-là sont en formation dans la communauté, ils nous doivent respect et obéissance pendant huit cycles de lune ». Alyette observait ce manège, pétrifiée, en s’accrochant à sa chemise de nuit. Ils s’assirent tous, Cloclo dit que c’était sa tournée de chorizo. Willy s’approcha doucement d’Alyette et lui posa amicalement une main sur la cuisse. Cette dernière bondit en criant « Au viol ! », ils éclatèrent tous de rire. Willy changea de place, il expliqua à Cloclo que « non seulement elle est supère moche le copine mais qu’en plus elle était désagréable », Raoul rétorqua qu’elle avait sans doute son champs magnetico-érotico totalement déchargé et qu’après quelques gorgée de son jus elle irait mieux. Amélia était un peu gênée, elle ricanait bêtement, contente néammoins d’avoir un peu d’alcool à se coller dans le gosier. Ayant bu une grande rasade du précieux jus de Raoul elle commençait à mieux se sentir et se mit en soutien-gorge sous l’œil horrifiée d’Alyette.

Devine !? a demandé Jackie en minaudant devant un énorme plat de langoustines, Allez quoi ! Devine !! Jean-Pierre a joué le jeu, a cherché un moment avant de répondre Euh ? Tu t’es acheté un nouvel ensemble noir en dentelle ? Nan, a fait Jackie en repoussant quelques mèches. Ben je sais pas moi, tu me réserves une surprise avec des menottes ? a-t-il murmuré alléché. Mais Jackie a secoué la tête et s’est mordu le bout de la langue en prenant des airs de petite fille prise en flagrant délit de bêtise. JP a posé ses mains sur les hanches, a soufflé, pris une gorgée de vin blanc, s’est épongé le front et d’un ton enjoué a supplié « Arrête de me faire marcher coquine !! Tu vois bien que tu me rends fou !! ». Alors Jackie s’est caressé le ventre et a dit rayonnante « je vais être Maman ! ». JP s’est dégrisé d’un coup, s’est arrêté de respirer et a soufflé « ben merde… ». Voyant sa mine déconfite Jackie a fondu en larme, a sangloté, a dit qu’elle pensait qu’il serait content maintenant qu’ils étaient enfin seuls tous les deux sans l’autre alcolo qui leur gâchait l’existence, et elle est partie se coucher dans sa chambre d’hotel avec des petits hoquets de chagrin. Jean-Pierre Leguoulle est furax, et dire qu’il vient de la nommer Directrice Marketing du groupe… la garce… en plus ça va lui coûter bonbon toute cette histoire… il faut qu’il retrouve Amélia et que les choses rentrent dans l’ordre au plus vite.

La sortie du mois de juin.

18 juin 2009

« Le 28 juin les CP rouge iront au zoo, prévoir un pique-nique, un vêtement de pluie, un couvre-chef et des chaussures de marche »

Avec ses grands yeux bourrés d’amour Trésor vous a suppliée d’accompagner la sortie au zoo « Allez Maman je t’en supplie !  » et la maîtresse vous a regardée en face et a dit sur le ton d’un diagnostique pédopsychiatrique « Je crois que ça lui ferait VRAIMENT plaisir » ce qui sous-entend « il a besoin de vous sa mère, et je m’y connais je suis instit’ depuis des décennies ». Alors dans un grand moment de faiblesse et parce que, pauvre de vous, vous n’avez pas eu la présence d’esprit de répondre du tac-au-tac « Ah ! Le 28 c’est impossible j’ai une compétition » vous avez dit d’accord, vous pouvez compter sur moi. Jeudi 28 juin c’est la grande sortie au zoo, vous avez cédé au chantage affectif de la maîtresse qui vous prend pour une gourde et vous allez en chier avec les CP.

Le matin on a préparé le pique-nique, l’odeur du cornichons à l’aube vous a foutu la gerbe, vous avez rempli le sac à dos de Trésor à rabord de peur qu’il ait faim, son père a dit « hé ! mais vous partez pour quinze jours ou quoi ?? ». Vous avez répondu avec aigreur « Tu crois que ça m’amuse d’aller au zoo peut-être ? Au lieu de critiquer tu pouvais aussi prendre un RTT pour y aller hain !!?? ». Et puis pour détendre l’atmosphère vous avez regardé Trésor en ajoutant « Yes ! On va s’éclater aujourd’hui !! ».

Trésor est content que vous soyez là, il vous tient la main et il sourit fièrement quand une petite fille lui dit « OUahhh! elle est bèèèèèèlle ta mère ». Dans le car on se dit qu’il faut adopter une mine réjouie, qu’on en a pour la journée et que c’est pas le moment de flancher. Gaiement et courageusement on prend des airs de cheftaine enchantée et on pense à toutes les garces qui se sont défilées pour accompagner, avec des excuses bidons et des airs de faux-cul « OH… pfffff… le 28 ? c’est impossible, j’ai une réunion à 8h00… ça m’aurait fait tellement plaisir ». Le car fait péter tous les moufflets, l’odeur est irrespirable, vous vous bouchez le nez. Angelina s’approche pour vous dire que sa voisine a envie de vomir, vous manquez défaillir et, prenant votre lâcheté à deux mains, vous lui chuchotez « va vite le dire à ta maîtresse ! ». Après tout merde, y a pas marqué sac-à-vomi sur votre front. Votre Trésor est très en forme, content que vous soyez là il entonne « Chauffeur si t’es champion, appui-E,appui-E, Chauffeur si t’es champion appuie sur’l'champignon« . Les enfants reprennent tous en cœur, à la troisième fois vous vous levez excédée et vous leur demandez sèchement de se taire. Ils vous aiment déjà moins.

Au zoo c’était super, on se souviendra de la pause popo qui a duré trois quarts d’heure après le pique-nique, vous avez fait comme si vous n’entendiez pas quand Angelina a crié « ça y ééééééééé »(pas question de torcher qui que ce soit) et on était contents de retrouver Galaad, oublié par le groupe dans les chiottes turcs. En début d’après midi vous ne les supportez déjà plus, vous pourriez même shooter dedans, ils font des glissades sur le gravier devant les cabinets, la maîtresse soupire, elle les trouve « fatigués et très énervés », faux-cul vous les défendez en expliquant « qu’ils sont tellement contents d’être là…! ». Le pire du groupe c’est le vôtre, il imite les singes en poussant des hurlements, il court partout, vous avez un peu honte quand la maîtresse le reprend devant vous pour lui demander de se calmer. Elle doit penser que c’est sans doute comme ça chez vous : que vous ne contrôlez rien… Angelina s’est prise d’affection pour vous, elle vous colle et raconte sa vie, elle est franchement pénible.

Au retour on a plus de voix. Mais on a gagné en autorité : lorsque vous vous approchez du fond du car pour leur demander de la boucler il vous regarde tous en faisant la tronche, ils vous détestent, ils disent tout bas à Trésor « elle est super méchante ta mère, et en plus elle est moche ».La petite voix d’Angelina résonne dans votre boîte cranienne, vous lui suggérez d’aller voir ailleurs si vous y êtes, elle vous regarde médusée par tant de méchanceté. À l’arrivée vous retrouvez votre sourire de circonstance de maman-accompagnatrice-qui-s’est-éclatée-avec-les-p’tits loups, quand on vous demande comment c’était vous répondez « extraordinaire », vous avez l’air d’une vieille petite fille avec vos joues rouges et vos cheveux en bataille, vous sentez un peu la pom’pote rance et le paté chaud et, déjà, vous préparez des vraies excuses pour l’année prochaine. Car cette année, le pigeon du zoo c’était vous !!

Pour ceux (genre traders ou autres) ou celles qui souhaiteraient une petite dédicace sur leur Province-Attitude, contactez-moi car j’organise un D-Day (Dédicace-Day) à Rennes. Allez à plouch !

 

Je veux des noms !

10 juin 2009

Image de prévisualisation YouTubeDes noms. Je veux des noms. QUI les connaît ?

Matez-moi un peu ce ramassis de beaux gosses imbus de leur personne mais au sex-apple démesurément grand. Ils ont tout perdu les pôôôôvres, finie la blanche dans les narines, les grosses poitrines et le lèche-vitrine. On pourrait presque les plaindre…

Parce qu’on est mercredi et qu’on a besoin de rêver, je vous demande de voter pour celui que vous préférez (hi ! hi !hi ! on s’encanaille sur ce blog hein ?!!). Perso pour moi c’est celui qui chante « dans nos poches tombaient des milliards » et qui fait « wouoooôô hôô hôôôoo ».

Je vous laisse, c’est pas tout ça mais y a Alyette qui va débarquer chez les naturistes et ça devient chaud.

Open your heart…

123456...13