Archive pour juin 2010

JEU-CONCOURS !!!

Vendredi 18 juin 2010

Un blog ça s’alimente.

 

Je lance un grand jeu-concours sur la blogo. Whaou !!!!

 

Alors les filles, que la meilleure gagne. C’est à dire celle qui aura réalisé le plus beau porte-revues en poils de cul.

 

Attention !!! Ce jeu est sous contrôle d’un huissier de justice et de la sœur de mon parrain qui est ophtalmo. Pas de tricherie. pas de copie. Parce que j’ai remarqué que y a des malines qui déjà me piquent mes idées d’essuie-main brodée et ça commence à me fatiguer. Je ne parlerai pas de ces salopes qui n’ont aucune imagination et font comme moi, des guirlandes de roses en PQ maché… c’est lamentable et ça va se finir en procès. Ça fera moins les rigolotes au tribunal.
Donc MERCI de savoir que mes œuvres sont déposées au Musée de la Blogo et donc protégées.

 

Et maintenant blague à part : à vos crochets !!!

 

Les plus belles œuvres seront exposées dans la salle des fêtes de Thorigné-Fouillard, et la gagnante se verra remettre un ravissant bracelet à pois (non, non je ne vous en dirais pas plus même sous la menace). Bonne chance à toutes et à tous !!

 

 

 

PS . Aziliz (lemilieudupont.canalblog.com) se moquera sûrement de moi mais je m’en fiche

L’élégance du hérisson

Jeudi 17 juin 2010

J’aurais pu aujourd’hui vous raconter une floppée de choses intéressantes, j’aurais pu prendre en photo un bouquet de fleurs à côté d’une commode patinée et d’un verre à eau gravée au initiales de Germaine Mandrier, j’aurais voulu vous envoyer un petit tutto d’une trousse à maquillage en liberty assortie aux lacets des chaussures de ma fille, ou encore en profiter pour dire Bon Anniversaire à ma mère, Bonne Fête à mon Père et bisoux à ma Tata, mais j’ai pas le temps. Ni pour vous raconter mes réunions de scouts (pourtant j’en crève mais y en a pas mal qui m’attendent au tournant…), ni pour vous donner ma recette de tartes poireaux/caramel beurre salé, ni pour vous confectionner une combi-short à fleur. J’ai pas QUE ça à foutre : j’ai un hérisson dans ma baignoire.

Depuis Paques j’élève un bébé hérisson, retrouvé hurlant au fond d’un trou après que sa mère se soit barrée. (je note que chez les hérissons comme chez nous, y a toujours des spécialistes pour larguer leurs moufflets pendant les vacances). Au tout début il pesait 55 grammes…

On a appelé des associations, Danny elle m’a guidé. Danny ne rigole pas avec la survie des hérissons, elle y consacre sa life.  Alors au tout début on lui a donné des biberons de lait pour chaton toutes les quatre heures (même la nuit, j’insiste Madame ! avait ordonné Danny). J’ai suivi toutes ces indications, j’ai aimé mon hérisson comme un nourrisson. Je l’avais tout le temps sur moi, collé contre moi, bloqué sous mon cuir pour ne pas qu’il ait froid. Et c’était parti pour toutes les réflexions : « Toi ! T’es mûre pour le quatrième !!! » , « Et ben alors ?? Ça te manquait ? ». Dans cette région à partir du moment ou tu n’as pas un gniard dans le tiroir ou un chiard dans le cubi (c’est ma nouvelle expression je vous la prête si vous l’aimez) tu es considérée comme une dangereuse anarchiste.

Bref j’ai eu peur qu’il meurt, je lui ai donné ses 5 ml toutes les quatre heures, je lui ai massé le ventre pour ne pas qu’il ait mal, je lui ai donné un peu de tisane de thym pour faciliter la digestion, je lui ai changé sa bouillote aussi pour qu’il soit bein auchaud la nuit dans son panier, je l’ai couvert de baisers et je l’ai un peu léché sous le cou tellement il était mignon, histoire de lui donner un peu d’amour entre mammifère.

Mon hérisson a grandi. IL pèse désormais 300 grammes. Chaque nuit nous sortons ensemble dans le jardin et nous chassons la limace together, cul sec les soirs de pluie, c’est l’éclate. Je le sèvre lentement et je lui apprend à devenir nocturne (le hérisson est un animal crépusculaire), il commence à sentir super fort, il faudra bientôt qu’il nous quitte. Cette aventure est fabuleuse.

Je me permets donc un dernier conseil : si vous trouviez un hérisson, ne lui donnez jamais de lait ni de pain : ça les fait crever. Si vous l’apercevez en pleine journée c’est qu’il est affamé ou assoiffé : lui offrir de l’eau et de la patée pour chat. Enfin une dernière chose : le hérisson craint avant tout les mouches. Grand porteur de parasites devant l’Eternel , les mouches dans la journée pondent des œufs entre ses piquants, ces derniers éclosent et les asticots dévorent vivant le mammifère. Cet animal est protégé, sauvons les hérissons !

KERMOUETTE – Partie 2

Vendredi 11 juin 2010

Résumé des épisodes précédents

Alyette de Kermouette, dans un excès de folie, suffoquée par l’ennui de sa vie misérable qui consiste à préparer des minis Bouchées-à-la-Reine pour des coktails de merde ou des taboulés géants pour des fêtes de famille, brisée par le mariage de sa fille Edwige, ne supportant plus ni son gendre en jogging, ni le dentier plein d’épinards à la crème de son mari, ni les histoires brestoises de sa fille ainée qui revient d’un séminaire sur la Communication dans le Couple, a quitté sa propriété en pleine nuit pour rejoindre le Néant. Prise en stop par Amelia qui, trompée par son mari JP (lequel a engrossé une jeune colègue), va rejoindre son amour de jeunesse, Raoul Grochin qui habite en Espagne, elle vont vivre de terribles aventures au delà des Pyrénées. Car Raoul, nostalgique des années 70, dirige une communauté hippie très marginale de l’autre côté des montagnes. Il a accueilli les deux femmes avec joie, entouré de ses amis, Cloclo, Willy et bien d’autres encore.

L’auteur, jeune femme qui vit dans le pot de chambre de la France et entame sa 3620ème journée sous des trombes de flotte, vous emmène  dans une paëlla géante, ou l’odeur de la crevette flirte avec celle du chorizo. Une ballade poétique au cœur d’un univers ennivrant.

« C’est pas bientôt fini ce couscous ????? » hurle Alyette, « je voudrais dormir ! » Faut dire qu’elle n’a pas pu fermer l’œil depuis qu’elle s’est couchée. D’abord elle est très mal installée, ça sent des pieds dans cette pièce et puis la paille la pique partout, c’est infernal. Deux fois déjà, on a essayé de pénétrer dans la bergerie. La première fois c’était Raoul. Il a poussé la petite porte en bois, le grincement a fait sursauter Alyette qui s’est levée d’un bond. Mais Raoul l’a rassurée et à voix basse a murmuré : « C’est juste moi ! Je me demandais si tu ne voulais pas faire l’amour vu qu’Amelia s’est endormie ? ». Alyette a cru qu’elle était dans un cauchemar : « Non mais ça va pas la tête ? a-t-elle beuglé en serrant sa couverture en poil de chèvre contre elle. » Allez vous-en, espèce d’obsédé ». Raoul a dit ça va ça va, pfffff mais qu’est-ce qu’elle est chiante et s’est barré. Trois minutes après c’était Cloclo qui se couchait à côté d’elle, nu comme un ver. Alyette n’a même pas bougé, elle a juste dit très sévèrement « que l’imbécile qui sent le saucisson sorte d’ici immédiatement ! »et Cloclo est sorti en rigolant de la bergerie.

Elle commençait à peine à s’endormir quand elle a entendu des hurlement : « Alyette ! Y a Amelia qui nous fait un malaise ! ». Alyette se lève et se dirige en soufflant vers le feu. Amélia est étendue par terre, livide, elle ne bouge plus. Raoul la regarde sans broncher, l’air embêté et soudain il lâche « je pensais pas qu’elle sifflerait tout le Jus de Bienvenu… normalement un verre ou deux suffisent à te transporter au Nirvana… ». Gretel s’est penchée sur le visage d’Amelia et a dit d’une voix rauque « son esprit nous demande de l’aider à rejoindre le monde de l’Au-delà ». « Tais-toi idiote, l’a coupée Amelia, vous voyez bien qu’elle est en plein coma éthylique. Appelez les secours ! Tout de suite ! ».

« Attends ma chérie, a dit Raoul Grochin, je crois que t’as pas bien compris à qui tu parlais ni où tu te trouvais. Tu nous joues les petites bourgeoises qui s’encanaillent mais je te rappelle qu’ici celui qui prend des décisions c’est moi. Et d’autres part, on a pas le téléphone… ». « Non mais regardez-moi cet espèce de sac à vin qui pue tellement du cul que ça nous pique les yeux ! Vous voyez pas qu’elle est en train de mourir ! Aidez-moi à la transporter dans ma voiture ! Et dépêchez-vous ou vous aurez une morte sur la conscience ! ». Alyette s’est alors baissée pour tenter de porter Amelia mais c’est un bras raide et sans vie que sa main a saisi. Oh mon Dieu NON !!!!!!!!! Amelia !!

Le cœur d’Amelia ne battait plus. Je sais c’est moche.

La vie du facteur entre mes mains…

Jeudi 10 juin 2010

Aujourd’hui pour la première fois de ma vie j’en ai sauvé une. De Vie. J’ai donc gagné une vie, au cas où il m’arriverait un pépin. Une sorte de bonus comme on peut en récupérer dans Mario quand il saute sur la grosse fraise.

Moi qui suis une fille de trottoir, je discutais avec ma voisine Nini lorsque le gros camion jaune de la Poste (celui qui livre les colis de Ventes-privées.com) s’est arrêté net devant nous. Le facteur, une grosse dame à lunettes est sorti précipitement en faisant beaucoup de bruit : dans un premier temps j’ai cru qu’elle vomissait, dans un second temps voyant qu’elle virait au violet j’ai compris qu’elle s’étouffait. J’ai dit « ça va Madame ? » et les yeux révulsés elle a essayé de me faire comprendre dans une détresse muette qu’elle était en train de mourir. Ma rue n’est pas un bel endroit pour mourir et il faisait un temps de chiotte, la situation manquait de poésie. Elle poussait de longs râles, c’était sordide. J’ai tapé dans son dos, le facteur est devenu de la même couleur que son gilet : bleu. Je me suis demandée qu’elles étaient ses dernières volontés, j’ai pensé à ses enfants, j’ai même appelé le Ciel à l’aide. Alors je me suis mise derrière elle et j’ai fait le geste qu’on croit savoir faire mais qu’on a jamais trop eu l’occasion de pratiquer : celui qui porte un nom bizarre et qui s’écrit Heimlich. Cette méthode a été inventé par un monsieur du même nom l’année de ma naissance en 1974. J’apprends sur Wikipédia qu’elle peut être dangereuse si la personne tousse, si ça se trouve j’aurais aussi bien pu l’achever…

En tout cas ça n’a pas marché la première fois, la dame était grosse et mes bras ne sont pas longs et en plus je suis très petite. Mais la seconde fois j’y suis allée de toutes mes forces et le bonbon est ressorti : un schtroumph. Ce qui ne m’étonne pas, je me suis toujours méfié des schtroumphs parce que je les trouve tous très cons. Pendant ce temps ma copine Nini avait appelé les pompiers. Vingt bonnes minutes plus tard ils sont donc arrivés. Quand la porte s’est ouverte, trois beaux spécimens moulés dans leur TShirt ont mis leurs rangers à terre, j’ai levé le doigt et j’ai dit « c’est ici que ça passe hi ! hi ! hi ! ». Le plus grand (qui s’appelait Erwan) a demandé un rapport complet de l’incident, j’ai expliqué que le schtroumph s’était trompé de trou (ce qui est très dur à dire très vite) et on a bien rigolé, même le facteur qui reprenait un teint normal. Elle m’a remerciée, j’ai rétorqué que c’était normal vu que je sauve aussi les bébés hérissons, je peux bien sauver les facteurs.

On a continué à papoter une bonne heure avec les pompiers, j’ai demandé si je pouvais finir la tournée des colis dans le camion jaune mais on m’a répondu que je n’avais pas le droit, ce qui était dommage étant donné que c’est mon rêve. À présent que j’ai sauvé la vie d’un fonctionnaire je me demande si j’ai droit à mon poids en timbres ou si je peux bénéficier d’une grâce exceptionnelle qui annulerait mes PV.

Ma vie est totalement trépidente…

Voici venue l’heure des commentaires et de vos idées toutes plus interessantes : Mélou, par exemple, se propose de se taper son facteur si ça efface les PV. Je lance donc une table de réflexions afin que nous puissions débattre des idées potentielles pour : faire sauter les PV, prendre le train sans se faire contrôler etc… N’hésitez pas : je vous invite à un moment de Partage.