LA PISCINE DU BONHEUR

Samedi matin j’ai décidé d’aller la piscine avec les enfants. Attention ! La piscine municipale pas celle des copains. Non, je tente cette expérience avec les deux ainés, histoire de canaliser un peu leur énergie et d’avoir un week-end digne de ce nom. Vendredi soir, nous nous équipons chez Décathlon, j’opte pour un maillot rouge ibis, il m’écrabouille les nichons et me donne l’air de Laure Manaudou qui aurait raté le plongeoir. Je n’ai pas le temps de me concentrer sur mon look, les chéris ont entamé une bataille de frites en mousse en sautant sur tous les canoës (c’est marqué en rouge NE PAS SAUTER SUR LES CANOËS) avant de me rackettée : j’atteins la caisse avec un masque de plongée, une lampe-torche, un tuba, et un ballon de basket.

Samedi matin, on arrive tôt à la piscine pour éviter les poils des autres. Ah ! Génial ! Je reconnais dans un moule-bite particulièrement intéressant le mari de Mumu, lui qui d’ordinaire soigne son look chez Paul Smith fait comme s’il ne me reconnaissait pas. Pourtant je secoue le bras dans tous les sens avec un grand sourire : il en est malade !
J’ordonne aux enfants « de fermer la bouche », le jus dans lequel nous baignons me répugne. J’imagine… non. Il ne faut surtout rien imaginer, on est là pour nager. Les enfants disparaissent en permanence, j’ai le tourni. Mais ce matin, pas question de me plaindre, j’ai décidé d’être une Super Maman. Je fais comme si je m’éclatais, je crie Youhouou ! dans le toboggan, avant de me fracturer le coccix à l’arrivée. Tout résonne et y a des gosses en couches. Beuuuurk. Ne pas y penser. Le cadet arrive en hurlant (l’eau augmente le volume sonore des enfants, vous avez remarqué ?), il me dit un peu gêné « qu’il veut aller aux toilettes « . Ah ! non ! c’est impossible ! il insiste comme un fou, je sens que je n’ai plus le choix. Je sors de l’eau et marche sur les côtés des pieds, je trouve les WC : le spectacle est insoutenable. Je lui donne un délai de trois secondes pour faire ce qu’il faut, après il sera orphelin.

L’heure a tourné. Il est temps de rentrer. En sortant le silence soudain. Délicieux, béni. Rien que pour cette minute de silence divin, ça vaut le coup d’aller à la pistoche.

8 Réponses à “LA PISCINE DU BONHEUR”

  1. grand-père dit :

    Je sors de l’eau et marche sur les côtés des pieds, ……………………………………………………………est-ce que tu as du Mercryl dans ta pharmacie? je te conseille de t’en servir et pas que pour tes pieds…les mycoses les plus tenaces se choppent dans ces bouillons de culture nommés  » Pisse-in »

  2. pouik dit :

    et la suite ? tu devrais publier ton blog.. c trop fort!!!
    ton premier ouikène louveteau, la coupe du monde sans bière et sans pizza mais avec les fameux cake flexipan individuel et ce coktail extraordi-nairement sans alcool… le premier café avec toute l’argenterie et tous les bienfait du gratin de courgette cuit au cuivapeur …

  3. pouik dit :

    je ne viens pas de savoie.

  4. François-Louis dit :

    Moi dans ce cas, je fais pipi dans le bain.

  5. mimi44 dit :

    trop cool les histoires!!!! j’espère que les miens feront pareils quand ils seront grands…

  6. Nath46 dit :

    moi aussi je marche sur les côtés de pieds à la pistoche !!! plus sûr…

  7. Pac dit :

    Cela m’a donné envie d’aller à la piscine, sympa cette petit histoire !

  8. pompe a chaleur piscine dit :

    tres sympa et tres drole, on s’y retrouve completement !

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